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Le Plek : un espace vibrant d’événements et de coworking au cœur d’énergies intenses

Le Plek : un espace vibrant d’événements et de coworking au cœur d’énergies intenses

Au cœur de la forêt de Soignes, un ancien prieuré du XIVe siècle vibre d’une nouvelle vie. Le Plek, nom court et évocateur, abrite un espace de coworking, un restaurant et une programmation d’événements qui attirent les curieux comme les professionnels. Ce lieu chargé d’histoire dégage des énergies intenses, propices à la créativité et à la collaboration.

Un site chargé d’histoire au cœur de la forêt de Soignes

Le prieuré de Groenendael a été construit au début du XIVe siècle. Il a servi de lieu de prière jusqu’en 1784. Cette année-là, l’empereur Joseph II, duc de Brabant, le classe « couvent inutile ». Le bâtiment perd sa fonction religieuse.

Le site reste pourtant empreint de sérénité. L’étang qui le borde participe à cette quiétude. Les visiteurs le ressentent immédiatement. Cette atmosphère singulière a séduit trois associés : Lara Van Cauwenberghe, Lucie Mosneron-Dupin et Xavier Houben. Ils ont respectivement 36, 41 et 47 ans.

Une renaissance portée par trois associés

Xavier Houben est architecte. Il connaît bien le lieu pour y avoir installé son bureau avec quinze collègues. « C’est un endroit magnifique », confie-t-il. Son épouse Lara, diplômée en histoire de l’art, le pousse à développer l’idée de coworking. Lucie, licenciée en sciences sociales, apporte sa vision sociétale au projet.

Le nom Plek vient du néerlandais krachtplek, qui signifie « lieu de force ». Les francophones peinent à prononcer ce mot. L’équipe le raccourcit en Plek. Le nom reste court et résonne comme une évidence. Ce lieu est une véritable source d’énergies pour ceux qui le fréquentent.

Coworking : un espace pensé pour la collaboration

Le bâtiment central est entièrement dédié au coworking. Les salles sont lumineuses et calmes. Les hôtes profitent d’une connexion haut débit et d’espaces de réunion modulables. La nature est visible à chaque fenêtre. Ce cadre invite à la concentration et aux échanges productifs.

La communauté du Plek est variée. Elle réunit des architectes, des artisans, des indépendants et des salariés en télétravail. Les espaces sont conçus pour favoriser la collaboration. Les coins café permettent de faire des pauses informelles. Les grandes tables encouragent les échanges. Une liste d’activités rythme les semaines :

  • 🧘 Séances de yoga en plein air ou dans les salles voûtées
  • 🎶 Concerts live lors de la Fête de la Musique et autres événements
  • 🤝 Ateliers de team building pour les entreprises
  • 📋 Séminaires et réunions dans des salles équipées
  • 💍 Mariages et réceptions privées dans un cadre bucolique
  • 🍽️ Déjeuners avec des produits bios et locaux

Le site reste ouvert toute la semaine. Les espaces sont réservables pour des événements privés. Le dimanche, les familles viennent flâner autour de l'étang. Cette diversité d’usages fait du Plek un lieu vibrant en toutes saisons. Les visiteurs repartent avec l’envie de revenir.

Le restaurant et les événements : un lieu vivant

Le chalet abrite le restaurant. Une grande table trône au milieu de la salle. Elle symbolise le commun, le partage. Elle rappelle les réfectoires des anciennes abbayes. La cheffe, ancienne du restaurant Tero, élabore des plats bios et locaux. Ses menus ont été salués par le guide Fooding, sélectionné par le journal De Morgen parmi les cent meilleurs restaurants.

Le reste de l’activité repose sur les événements. Les mariages rencontrent un succès particulier. Les concerts et les stages de yoga attirent aussi un public fidèle. Ce volet événementiel compense les difficultés du restaurant. Le mercredi, jour le plus creux, les recettes dépassent rarement 600 euros. Cette activité reste donc déficitaire, mais elle joue un rôle essentiel : elle fait connaître le lieu au plus grand nombre.

Un modèle économique fragile mais ambitieux

Le budget de rénovation atteint presque un million d’euros. Les banques refusent de financer les associés, car ils ne sont pas propriétaires. Ils trouvent alors des investisseurs privés. La concession, obtenue en 2023 pour quinze ans renouvelables, a un coût mensuel. Des réparations imprévues peuvent grever le budget, jusqu’à 20 000 euros par an.

Le personnel compte cinq employés. Trois travaillent en cuisine. Une équipe d’étudiants et de flexi-jobs complète l’effectif. Ces derniers gagnent 12,50 euros de l’heure. Lara et Lucie consacrent un temps plein au projet, sept jours sur sept, sans être payées. Xavier y consacre un mi-temps bénévole. « C’est lourd », admet Lara. « Mais la beauté du lieu me motive. »

Leur obstination porte ses fruits. En 2026, le Plek est devenu un acteur incontournable de la région. Les flexi-jobs, souvent des étudiants ou des travailleurs en complément, apportent une énergie précieuse. Le trio ne cache pas sa fierté : ils ont redonné vie à un bâtiment classé sans soutien bancaire, grâce à une communauté soudée.

Les projets du Plek pour 2026 et au-delà

L’église en ruine du prieuré n’a pas dit son dernier mot. Le trio souhaite la transformer. Un espace événementiel y verrait le jour. Un autre serait réservé à l’artisanat. Le financement reste le principal défi. L’idée est d’abord d’autofinancer les travaux grâce à des activités temporaires. Les mécènes pourraient aussi apporter leur aide.

Une chose est sûre : le Plek continue de surprendre. Cet espace vibrant et chargé d’histoire prouve que la rénovation du patrimoine peut rimer avec projet social. Les énergies intenses qui habitent les murs du prieuré ne sont pas près de s’éteindre. Les portes restent ouvertes à tous ceux qui cherchent un cadre inspirant pour travailler, célébrer ou simplement se ressourcer.

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